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Artiste. Autodidacte.
Ou presque, car il a souvent côtoyé des artistes qui l’ont encouragé.
On a situé son travail entre art hors-les-normes et Figuration libre. On a parfois rapproché ses grands personnages de ceux de Jean-Charles Blais à ses débuts. Peut-être parce qu’ils ont en commun d’avoir vécu à Rennes. Peut-être parce que leurs personnages, bien que différents, ont en commun de ne répondre à aucune détermination.
Ses outils : crayons divers, pastels durs, gras, parfois marqueurs, plus rarement de la peinture, légères gouaches ou aquarelles.
Un rapide dessin au trait pour planter le décor dans l’espace du support : cartons, papiers, petites boîtes , autres objets de récupération.
De la couleur. Couleurs vives qui viennent habiller (ou habiter ?) ses personnages, faire vibrer ses paysages, grandir ses arbres et ses fleurs, ses herbes. Faire revivre la nature.
Jeux d’aplats unis ou pas. Poésie des mélanges de tons. Un cerne noir, ou multicolore, remet chaque chose à sa place.
De temps en temps un cadre repositionne la composition, la recentre ou la décale.
Le tout sans concession aux modes. Simple regard sur les bruits du monde entre tristesse, plaisir et moquerie. Pas de préalable affiché.
Il est un pays où les hommes sont aussi grands que les arbres.
Dans l’encadrement de leurs portes grandes ouvertes,
ils vous tendent une main
que vous ne pouvez saisir.
Aucun son ne sort de leurs bouches.
Aucune lueur dans leurs yeux fixes.
S’ils se tiennent debout,
leurs pieds ne reposent pas sur le sol,
pour la bonne raison qu’il n’y a pas de sol.
Si de leur cadre magique,
un jour,
ils viennent à franchir le seuil,
alors ne vous étonnez pas
s’ils chevauchent les fleurs
ou s’ils se promènent avec le soleil sous le bras.
En savoir plus sur Christian Pinault, artiste, via son site L’ArtMateur.
