Mélancolie. Contemplations
Les jeux des couleurs qui éclatent et des nuances qui se fondent dans le spectacle des soleils au couchant comme au levant ont toujours fasciné Valéry.
Papiers de fonds sombres ou clairs reçoivent ses impressions et ses états d’âme dessinés au pastel gras ou dur.
Les dessins de cette série inachevée font suite à ceux du Petit Prince de Saint-Exupéry, un univers de rêves dans lequel il s’est souvent plongé et replongé. Parfois en compagnie de Caspar David Friedrich, cet artiste de la peinture romantique allemande du XIXe siècle rencontré dans des livres d’art. En découvrant sa Promenade au crépuscule, ou son Voyageur contemplant une mer de nuages, Valéry a déclaré éprouver cette sensation d’être « infiniment minuscule face à l’immensité de la nature, seul au sommet d’un rocher face à un si vaste paysage de brume sur la montagne ». Sensation renouvelée depuis les hauts rocailleux surplombant la houle des vagues à Carantec (petite ville côtière bretonne du Finistère ) certains jours de marée haute.
Mais quelque part aussi, il y a des fleurs et un temps clair. Autres tonalités que Valéry-le-romantique, Valéry-le-contemplatif, cueille volontiers : nouvelles émotions, nouvelles mises en scène, nouveaux horizons.
























